Le bio est partout ! Entre les rayons spécialisés des supermarchés, l’essor des magasins bio et l’engagement des petits producteurs, difficile de passer à côté de cette tendance. Porté par des événements comme la COP21, les actions de Greta Thunberg ou encore celles de FoodWatch ou de l’association Pollinis (qui lutte contre les pesticides & pour la protection des pollinisateurs), le mouvement bio s’impose comme une réponse aux enjeux environnementaux et sanitaires. Mais derrière cet engouement, une question persiste : manger bio est-il vraiment essentiel ou simplement un effet de mode ?
Faut-il vraiment privilégier le bio quand on sait que consommer local contribue déjà à la préservation de l’environnement ? Après tout, les produits conventionnels ne seraient pas en vente s’ils n’étaient pas sûrs, puisque tout est « supposé être » rigoureusement contrôlé en France, n’est-ce pas ? Et puis, l’air que nous respirons n’est pas bio, alors est-ce vraiment si important ? Sans compter qu’il est parfois difficile de s’assurer qu’un produit est réellement bio : entre ceux importés d’Espagne ou d’Italie, et ceux cultivés en France à proximité d’exploitations conventionnelles, le doute est permis. Ne s’agirait-il pas d’une grosse arnaque marketing, au final ?
Je me suis posée toutes ces questions, d’autant que la science prouve qu’il vaut toujours mieux consommer des fruits et légumes, même non bio, que de ne pas en manger du tout. Mais alors, faut-il vraiment manger bio pour préserver notre santé ?
Il semblerait que oui, car selon Ghislaine Gerber, Nutrithérapeute & Biologiste, « une exposition continue aux toxines alimentaires & aux polluants environnementaux impacte l’organisme qui métabolise et élimine moins bien les toxines, générant alors de l’inflammation. » 1
Qu’entend-on par toxiques et polluants ?
Ce sont des substances nocives destructrices et cancérigènes que l’on retrouve dans notre alimentation sous différentes formes :
- Les engrais azotés à base de nitrate & de nitrite : Absorbés par les nappes phréatiques, ces composés se retrouvent aussi bien dans l’eau potable que dans les végétaux que nous consommons. Une fois dans l’intestin, ils se transforment en nitrosamines, substances reconnues comme cancérigènes.
- Les pesticides : Ils perturbent le fonctionnement du pancréas, favorisant la résistance à l’insuline et la stéatose hépatique (maladie du foie gras ou NASH). De plus, ils altèrent les capacités de détoxification du foie et agissent comme perturbateurs endocriniens, pénétrant même par voie cutanée à travers les cosmétiques et produits d’hygiène. Bonjour l’effet cocktail de leurs actions délétères !
- Les antimicrobiens & désinfectants : Cela inclut également certaines formes d’argent colloïdal contenant des nanoparticules d’argent. D’où l’importance de lire attentivement les étiquettes avant d’acheter ces produits et de bien s’assurer qu’il s’agit d’un argent colloïdal « naturel » ! 😉
Face à ces constats, on comprend aisément l’intérêt de privilégier une alimentation biologique.
Mais le bio est-il vraiment aussi vertueux que ça ?
Comparés aux végétaux issus de l’agriculture conventionnelle, les végétaux bio sont bien plus riches en antioxydants (polyphénols et flavonoïdes) et contiennent moins de pesticides, de nitrites et de nitrates. Le bio est donc un meilleur choix, mais il n’est pas parfait pour autant. Par ailleurs, certaines fermes agricoles ont fait beaucoup de progrès ces dix dernières années, notamment celles qui pratiquent l’agriculture « raisonnée », un compromis intéressant entre rendement et respect de l’environnement.
Pour ma part, j’achète certains produits non bio car ils sont peu ou pas traités, tandis que d’autres sont pour moi incontournables en production biologique :

Enfin, nous pouvons aussi manger certains végétaux, qu’ils soient bio ou pas 3 :
✅ Ananas, avocat, aubergine, chou, maïs sucré, mangue, melon, pastèque & petits pois : protégés par leur épaisse peau ou leurs feuilles extérieures, ils sont moins exposés aux pesticides.
✅ Oignon & patate douce : ils possèdent leurs propres défenses naturelles, ce qui limite, voire évite, l’usage de pesticides.
✅ Asperge : poussant au printemps, elle n’attire pas les insectes, ce qui la dispense de traitement.
✅ Kiwi : il bénéficie d’une protection naturelle grâce aux guêpes et chrysopes, qui se nourrissent des insectes nuisibles.
Pour vous faire une opinion éclairée, je vous invite à consulter la dernière étude de Générations Futures, basée sur les résultats des plans de surveillance relatifs aux résidus de pesticides réalisés par les autorités françaises sur 5 années (2017 à 2021) : Résidus de pesticides : classement des fruits et légumes vendus en France – Générations Futures
Quant aux résidus de nitrate et de nitrite présents dans certains aliments et dans l’eau, la consommation de végétaux riches en vitamine C (persil frais, jus de citron, brocoli, choux, etc.) et en polyphénols (légumes verts, thé vert, fruits rouges, etc.) abaisse leur niveau de toxicité en réduisant la production de nitrosamines.
Une belle occasion d’égayer vos assiettes et vos papilles, tout en prenant soin de votre santé !

